Je te demande si tu l'aime. Je te parle de sentiments et tu me reponds sexe. Tu me dis qu'elle est belle. Mais ce n'est pas ses lèvres, ses seins bien ronds ou ses jolis yeux qui la rendent belle, quand on est amoureux. C'est tout ce que les autres détestent, ses défauts, ses crises et ses pleurs. Tu vois, si tu me parles d'elle, il y a des mots, pas des mots bateaux, des vrais. Des fois, il n'y en a pas besoin. Tu penses a elle, juste pour rien, pour un mot dans un livre, pour une note dans une musique, pour un visage dans la rue. Et quand on aime, tout va trop vite ou trop lentement : tu veux être avec elle en lui laissant sa liberté, tu ne veux pas la laisser. Et pourtant, quand tout va mal, quand tu as envie de l'étrangler, quand tu voudrais la repousser, tu ne le fais pas. Parce que si tu aimes, tu ne peux pas. Quand elle pleure de colère et qu'elle te hurle des horreurs, toi comme un fou amoureux, tu lui hurle des je t'aime désespérés. Et tout recommence. C'est ça l'amour, c'est beau, c'est rien et ça fait mal.